Association N.O.A.
Notsé Organisation Agricole - TOGO

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NOA pour aider le Togo sans imposer

    Le vrai défi pour l'association NOA est d'aider la population de Notsé à se développer comme elle le souhaite.

 - NOA pour Notsé Organisation Agricole : c'est le nom de l'association présidée par Bernard Laurent qui organisait récemment sa première réunion publique afin d'informer sur son ambitieux, et cependant raisonnable, défi d'aide à la population rurale de Notsé, au Togo.


    Mais pourquoi cet arrondissement à une centaine de kilomètres au nord de Lomé ? Parce que l'épouse de Bernard Laurent, Élisabeth, est Togolaise et qu'en 2009, il a fait pour la première fois le voyage dans son pays d'origine. Pour un fils d'agriculteurs comme lui, et travaillant toujours dans le milieu agricole (au siège social d'Unéal) ce fut le choc : « c'était une fin de saison de récolte... ils brûlaient tout car ils n'ont pas d'outils ; mais les conséquences sont désastreuses car les terres ainsi brûlées perdent leurs matières organiques et... ne reproduisent plus à la longue. Les femmes s'occupent des champs avec la houe parce que les hommes sont taxi-moto dans les villes, c'est plus rentable. La récolte du riz se fait à la faucille et le battage... avec des bâtons. Et on revient au village avec une bassine sur la tête ! »

Aider et assister

    Un "système" aberrant dont s'émeut Bernard Laurent à son retour en France, il en parle autour de lui et avec Richard Kponoume, qui travaille lui aussi chez Unéal comme responsable comptable, ils créent cette association de type loi 1901 pour fédérer (ils sont aujourd'hui 23) dans le but

« aider et assister. On s'est renseigné auprès d'autres asso'qui travaillent au Togo et on s'est surtout rapproché de l'Afdi (Agriculteurs français et développement international) qui cherchait justement un pays africain avec lequel coopérer. »

Car il s'agit bien ici de coopération, les projets de NOA s'inscrivant dans les habitudes togolaises :

« on leur demande vers quoi ils veulent aller, on n'impose pas les choses, on suggère. »

Lors d'un récent voyage d'étude, des pratiques locales et leurs besoins ont été répertoriés.

« On leur a demandé de créer une coopérative dont le bureau nous amène aujourd'hui ses projets ; on essaie alors de trouver les moyens pour investir dans leur agriculture. »

Développer la volaille, acheter un moulin à grains mobile qui sillonnerait les villages très éloignés les uns des autres, trouver un axe de commercialisation du soja... voilà quelques actions sur lesquelles réfléchit NOA. Sur un territoire où 75 % des terres cultivables sont en friches, l'objectif est de

 « recréer une vie économique, faire prendre conscience du suivi et de la durée, que les gens arrivent enfin à vivre de leurs cultures. »

Christian NOWICKI, L'Avenir de l'Artois